Le bloc-notes communiste révolutionnaire
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Faire ressurgir cette conscience que les travailleurs ont des intérêts opposés à ceux de la bourgeoisie à laquelle ils vendent leur force de travail, des intérêts qui sont les mêmes que ceux des exploités de tous les pays, ne dépend pas seulement des efforts propagandistes de quelques poignées de militants restés fidèles à l’internationalisme prolétarien. La conscience de classe ne pourra s’épanouir de nouveau que dans le feu des combats que la classe ouvrière sera bien obligée de livrer un jour si elle veut cesser d’être la seule à supporter l’essentiel du poids de la crise économique. Mais cette conscience ne renaîtra pas non plus s’il n’existe pas alors des militants combattant sous le drapeau de l’internationalisme prolétarien.
C’est pourquoi, dans ce faux débat sur « l’identité nationale », nous devons, nous, rappeler que, comme Marx l’affirmait en 1848 dans le Manifeste communiste, « les prolétaires n’ont pas de patrie ». Ce n’était pas un slogan. C’était la constatation d’un fait, qui débouchait sur tout un programme, résumé en une phrase : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »
Un programme qui n’était pas la simple manifestation de bons sentiments prêchant la concorde entre tous les travailleurs. Mais un programme qui signifiait que la classe ouvrière ne pourra se libérer de l’esclavage salarié, et libérer du même coup toute l’humanité, qu’en s’unissant par-dessus les frontières, par-delà les différences de couleur de peau, de langue, d’ethnie ou de nationalité.
Extrait de “Le faux problème de l’identité nationale - La vraie question de l’identité sociale”, in Lutte de classe n°123
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Pendant que la vie devient de plus en plus dure pour les classes populaires, pendant que les licenciements, les suppressions d’emplois se multiplient et que le nombre de chômeurs s’envole, Sarkozy et son gouvernement essaient d’amuser la galerie en demandant à chaque préfet d’organiser un débat sur l’“identité nationale”. Une campagne aussi stupide que crasseuse, mais pas gratuite. Elle est destinée, à l’approche des élections régionales, à la frange de l’électorat de droite que Sarkozy avait réussi à prendre à Le Pen lors de l’élection présidentielle de 2007 et qu’il voudrait bien garder. Un électorat d’extrême droite pour qui tous les maux de ce pays, du chômage à l’insécurité en passant par la dégradation de l’enseignement, c’est la faute aux immigrés. Un électorat haineux vis-à-vis des étrangers. Mais, attention, pas vis-à-vis de tous les étrangers ! Vis-à-vis des étrangers pauvres, de ceux qui travaillent ou voudraient le faire. Sa haine des étrangers rejoint sa haine des pauvres, sa haine des travailleurs.
C’est à cet électorat-là que Sarkozy entend plaire en le caressant dans le sens de ses préjugés les plus stupides et en faisant donner pour cela le ministricule Besson, ancien dirigeant du Parti socialiste qui a retourné sa veste pour aller à la soupe.
Tous ces ministres comme les préfets chargés d’organiser la campagne sur l’“identité nationale” savent évidemment qu’une bonne partie de la population est composée d’immigrés de la deuxième, de la troisième génération ou plus. Et ceux qui n’ont pas un grand-parent ou un arrière-grand-parent venu d’Espagne, d’Italie, de Pologne, en ont qui étaient des immigrés de Bretagne, du pays basque ou d’Auvergne, aussi rejetés par les Besson et les Hortefeux de leur époque que le sont aujourd’hui ceux qui viennent du Maghreb ou d’Afrique noire.
Et surtout ils savent tous que les chaînes de bien des usines d’automobile ne tourneraient pas sans le travail des ouvriers immigrés, pas plus que ne se construiraient les immeubles ou les routes. Ils savent que les soutiers de l’économie, ceux qui font la plonge dans les restaurants, ceux qui nettoient, creusent, bâtissent, sont bien souvent des travailleurs immigrés et, parmi eux, ceux qui n’ont même pas de papiers parce que les autorités refusent de leur en accorder.
Cinq mille de ces travailleurs sans-papiers sont en ce moment en grève pour obtenir ce droit pourtant élémentaire qui est celui de ne pas subir, en plus de l’exploitation par leur patron, les contrôles policiers qui peuvent chaque fois se traduire par un renvoi dans leur pays d’origine.
Le ministre du Travail Darcos, pour avoir l’air d’un dur, vient de déclarer qu’il va fermer les entreprises qui emploient de la main-d’oeuvre sans-papiers. Il aurait fort à faire car il n’y a pas seulement les petites entreprises qui font leur profit en employant une main-d’oeuvre corvéable à merci car sans-papiers, mais aussi de grandes sociétés du bâtiment et des travaux publics, dont Bouygues, ce grand ami de Sarkozy.
Bien sûr, les travailleurs sans-papiers doivent être tous régularisés. Mais, pour nous, les travailleurs, il s’agit bien plus que d’une simple solidarité.
Face aux attaques du grand patronat et du gouvernement, décuplées en cette période de crise, les travailleurs n’ont à opposer que leur nombre, que leur place indispensable dans la production.
La classe ouvrière de ce pays est composée de femmes et d’hommes d’une multitude d’origines. Tout ce qui dresse les travailleurs les uns contre les autres en fonction de leur origine ou de leur nationalité nous affaiblit. Et ceux qui font de la démagogie sur ces questions sont nos pires ennemis.
Alors, identité nationale ? Mais quoi de commun entre le grand patron licencieur et le travailleur licencié ? Quoi de commun entre les banquiers arrosés de milliards avec l’argent volé aux services publics et les chômeurs poussés à la pauvreté ?
Que ceux qui nous exploitent et leurs serviteurs au gouvernement parlent d’identité nationale, c’est dans l’ordre des choses. Ils cherchent non seulement à ce que les travailleurs acceptent leur esclavage salarial mais qu’en plus ils se sentent solidaires de ceux qui les réduisent en esclavage.
À l’identité nationale, les travailleurs ont à opposer leur identité d’exploités, leur conscience de classe !
La crise de l’économie capitaliste - Le pire reste sans doute à venir http://ping.fm/2mlwY
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“Leurs profits, c’est avec notre peau qu’ils veulent les augmenter” http://ping.fm/OlPBO
Le 15.11.1927, avant l’ouverture du XVème congrès du PC, la « Commission Centrale de Contrôle » prononce l’exclusion de Trotsky et de Zinoviev (ce dernier capitulera rapidement), Kamenev, Rakovsky, Smilga et d’autres sont exclus du Comité Central. Trotsky n’a pas été entendu, son exclusion du CC avait été décidée à l’issue du Plénum du CC du 21 au 23 octobre 1927, au cours duquel il était intervenu une dernière fois publiquement devant le parti. Ci-dessous quelques extraits de cette intervention de Trotsky le 23, publiée, tronquée, par la Pravda et, en français, par l’Humanité du 2.11.1927, puis, in extenso, par Contre le Courant, le 2.12.1927. (…)Le régime du Parti découle de toute la politique de la direction. Derrière les extrémistes de l’Appareil, se tient la bourgeoisie intérieure qui renaît. Derrière elle, se tient le bourgeoisie mondiale. Toutes ces forces pèsent sur l’avant-garde prolétarienne, l’empêchent de lever la tète, d’ouvrir la bouche. Plus la politique du Comité Central s’écarte de la ligne de classe. plus elle est obligée d’imposer, d’en haut, cette politique à l’avant-garde prolétarienne, par des mesures de coercition. C’est là qu’est l’origine du révoltant régime qui règne dans le Parti. Lorsque Martynov, Smeral, Rafès et Peper dirigent la Révolution chinoise et que Mratchkovsky, Sérébriakov, Préobrajensky, Charov et Sarkis sont exclus du Parti pour avoir imprimé et diffusé une plate-forme bolchéviste destinée au Congrès, ces faits ne sont pas seulement d’ordre intérieur du Parti. Non, dans ces faits, la mouvante influence politique des classes trouve déjà son expression. Il est certain que la bourgeoisie intérieure fait pression sur la dictature du prolétariat et sur son avant-garde prolétarienne, sans doute moins hardiment, moins ouvertement, moins astucieusement que la bourgeoisie mondiale. Mais ces deux pressions vont de pair et s’exercent simultanément. Les éléments de la classe ouvrière et de notre Parti qui ont, les premiers, pressenti l’approche du danger, qui ont été, les premiers à en parler, c’est-à-dire les représentants de la classe ouvrière les plus révolutionnaires, les plus stoïques, les plus perspicaces, les plus irréductibles, forment, aujourd’hui, les cadres de l’Opposition. Ces cadres se développent dans notre parti comme sur le plan international. (…)L’opposant exclu se sent membre du Parti et le restera. On peut, par la violence, arracher la carte du Parti au véritable bolchevik léniniste, on peut, momentanément, lui retirer ses droits de membre du Parti, il n’abandonnera jamais ses obligations de membre du Parti. Lorsque Janson demanda, au camarade Mrachkovsky, à la séance de la Commission Centrale de Contrôle, ce qu’il ferait lorsqu’il serait exclu du Parti, le camarade Mratchkovsky répondit : « Je continuerai comme par le passé. » C’est ce que dira tout opposant, quel que soit le lieu d’où l’on puisse exclure : du Comité Exécutif de l’Internationale Communiste, du Comité Central du Parti Communiste de l’Union ou du Parti. Chacun de nous dit avec Mratchkvosky : « Je continuerai comme par le passé ». Nous tenons la manette du bolchevisme. Vous ne nous en arracherez pas. Nous la ferons marcher. Vous ne nous amputerez pas du Parti, vous ne nous couperez pas de la classe ouvrière. Nous connaissons les répressions, nous sommes habitués aux coups. Nous ne livrerons pas la Révolution d’Octobre a la politique de Staline dont l’essence peut s’exprimer en quelques mots : Bâillonnement du noyau prolétarien, fraternisation avec les conciliateurs de tous les pays, capitulation devant la bourgeoisie mondiale. Excluez-nous donc du Comité Central un mois avant le Congrès que vous avez déjà transformé en étroite réunion des gens de la fraction Staline ! Le 15e Congrès sera, au point de vue extérieur, une espèce de triomphe supérieur de la mécanique de l’Appareil. En réalité, il en marquera le complet effondrement politique. Les victoires de la fraction Staline sont les victoires des forces de classes étrangères sur l’avant-garde prolétarienne. Les défaites du Parti dirigé par Staline sont les défaites de la dictature du prolétariat. Le Parti le sent déjà. Nous lui viendrons en aide. La plate-forme de l’Opposition est sur la table du Parti ! Après le 15e Congrès, l’Opposition sera, dans le Parti, incomparablement plus forte qu’en ce moment. Le calendrier de la classe ouvrière et le calendrier du Parti ne coïncident pas avec le calendrier bureaucratique de Staline. Le prolétariat pense lentement, mais sûrement. Notre plate-forme accélérera ce processus. En dernière analyse, c’est le ligne politique qui décide, et non pas la main de fer bureaucratique. L’Opposition est invincible. Excluez-nous aujourd’hui du Comité Central, comme hier vous avez exclu Sérébriakov et Préobrajensky du Parti, comme vous avez arrêté Fichelev et les autres. Notre plate-forme se frayera sa voie. Déjà, les ouvriers de tous les pays se demandent, avec la plus grande inquiétude, pour quelle raison, à l’occasion du 10e anniversaire de la Révolution d’Octobre, on exclut, on arrête les meileurs combattants de cette Révolution. A qui la faute ? A quelle classe ? A celle qui a a vaincu en Octobre, ou à celle qui appesantit sa pression tout en sapant la victoire d’Octobre ? (…) Les poursuites, les exclusions, les arrestations feront de notre plate-forme le document le plus populaire, le plus près du coeur, le plus cher du mouvement ouvrier international. Excluez-nous, vous n’arrêterez pas les victoires de l’Opposition : elles seront les victoires de l’unité révolutionnaire de notre Parti et de l’Internationale Communiste. Tout le passage incluant les extraits ci-dessus (soit plus de la moitié de l’intervention de Trotsky) fut remplacé, dans le compte-rendu de la Pravda, par la mention suivante, venant après l’indication d’un tumulte déchaîné :« Le camarade Trotsky continue à lire, mais on ne peut distinguer un seul mot ». Victor Serge rapporte la scène suivante : «…Yaroslavski lui jette à la tête un gros livre… L’insupportable voix sarcastique de Trotsky scande : Vos livres, on ne peut plus les lire, mais ils peuvent encore servir à assommer les gens… »
:: Les archives intégrales du Cercle Léon Trotsky (UCI, trotskiste) http://ping.fm/SwSIW
Berlin: Laguiller “écoeurée” AFP 09/11/2009 | Mise à jour : 19:10 | Commentaires 26 | Ajouter à ma sélection Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) s’est dite “écoeurée” par les “congratulations des chefs d’Etat” à l’occasion des 20 ans de la chute du Mur de Berlin, alors qu’ils “sont responsables de bien d’autres murs qui se multiplient sur la planète”. “Un mur avec des barbelés coupant en deux une ville et séparant des familles, c’était certainement une infamie, et on comprend la joie soulevée dans la population de Berlin par la démolition du mur”, écrit la figure trostkiste. “Comment ne pas être écoeurée cependant par les congratulations des chefs d’Etat réunis pour fêter bruyamment la démolition du mur mais qui sont responsables de bien d’autres murs qui se multiplient sur la planète?”, poursuit-elle. Et Mme Laguiller de citer “le mur, bien matériel, que l’Etat d’Israël érige avec la complicité de toutes les grandes puissances, pour enfermer le peuple de Palestine”, le “rideau de barbelés” entre Etats-Unis et Mexique “pour empêcher les pauvres d’Amérique latine de venir chercher du travail” ou le mur “dont on cherche à entourer l’Europe” pour “empêcher la migration venant du Maghreb, d’Afrique noire ou d’Asie”.
“15 janvier 1919 : assassinat de Karl Liebknecht et de Rosa Luxemburg”, par Trotsky http://ping.fm/RUnpU
Oui à la “dictature du prolétariat” http://ping.fm/FdrA2
Le Capital de Karl Marx [résumé et accompagné d’un aperçu sur le socialisme scientifique] http://ping.fm/IsQzF